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Le programme européen FOOD (Fighting Obesity through Offer and Demand) est un projet qui a vu le jour en 2009, grâce au cofinancement de la Commission européenne (DG SANTÉ).
Edenred, en tant que partenaire principal et coordinateur, a proposé à des représentants des organismes de santé publique, des nutritionnistes, des centres de recherche et des universités de six pays (Belgique, Espagne, France, Italie, République tchèque et Suède) de former un Consortium de partenaires.
Malgré la fin du financement européen en avril 2011, les partenaires ont décidé d’exploiter les actions et les résultats et de poursuivre le projet sous la forme d’un programme à long terme, auquel la Belgique participe.

Partenaires

Edenred

https://www.edenred.be

Edenred conçoit et gère des programmes de services prépayés pour les entreprises et les pouvoirs publics. Son produit phare est le chèque-repas (Ticket restaurant®), qui existe partout dans le monde depuis plus de 50 ans. Le Groupe est présent dans 42 pays et, chaque jour, plus de 43 millions de personnes utilisent ses titres de services.

Les chèques-repas peuvent faire office de tremplin pour modifier les habitudes alimentaires et les habitudes de vie des employés. Par ailleurs, le projet FOOD, qui est devenu un programme à long terme, est en parfaite harmonie avec les objectifs de responsabilité sociale d’entreprise d’Edenred, dont l’accès à une alimentation équilibrée est une priorité. Edenred est responsable de la coordination du programme et de la diffusion des informations et des résultats.

Haute école Lucia de Brouckère

http://ciriha.be

Le Centre d’Information et de Recherche sur les Intolérances et l’Hygiène Alimentaires (HELdB-CIRIHA).

Le CIRIHA se développe en tant que centre de guidance dans les domaines des réactions adverses aux aliments, de l’hygiène alimentaire et de la nutrition pratique. Il effectue des recherches dans le domaine du traitement des maladies d’origine alimentaire et des maladies cardiovasculaires. L’objectif du centre est de fournir des conseils au monde médical, paramédical, économique et au grand public sous la forme de services de consultance, d’information et de formations.

Service Public Fédéral (SPF) Santé publique, sécurité de la chaîne alimentaire et environnement

https://www.health.belgium.be/fr/sante

Le SPF a été créé en 2001. Sa mission est de mettre en place une politique transparente, dynamique et scientifiquement fondée, garante de la santé publique, d’une alimentation saine et d’un meilleur environnement, maintenant et à l’avenir, en concertation avec les partenaires concernés.

Plan National Nutrition et Santé pour la Belgique (PNNS)

http://www.monplannutrition.be

Le PNNS est un projet multidisciplinaire dont l’objectif est d’améliorer les habitudes alimentaires et d’augmenter l’activité physique au sein de la population. Il permet à tous les acteurs de participer à des groupes de travail autour de différents thèmes : organisations de consommateurs, industrie alimentaire, secteur de la distribution, universités, etc. Ces groupes de travail génèrent une combinaison passionnante d’actions allant de la communication et de l’information à l’amélioration de l’offre alimentaire, en passant par la réalisation de recherches essentielles et la mise à disposition aux professionnels de la santé des outils nécessaires pour aborder ces questions. Les actions mises en œuvre couvrent un large éventail de sujets, tels que : la réduction de la consommation de sel, l’allaitement, la malnutrition chez les personnes âgées, la promotion de la consommation de fruits et de légumes, etc.

Nutri-Challenge

https://www.nutri-challenge.be

Nutri-Challenge - coaching nutritionnel en entreprise, a été lancé en 2008 par une nutritionniste et diététicienne. Il offre un large éventail de formations adaptées à tous, répondant à une demande accrue de la population sensibilisée aux liens entre alimentation et santé : analyse alimentaire – ateliers – stand d’information – ateliers cuisine – coaching collectif ou individuel – conférence. Nutri-Challenge apporte des informations nutritionnelles basées sur des données scientifiques d’une manière qui soit aisément compréhensible pour un large public. Nutri-Challenge parvient à engendrer des résultats positifs et à communiquer le message final en menant des projets créatifs et bien organisés.

Méthodologie

Étape 1 : Recherche et connaissances

Inventaire des programmes existant

Lors de la phase de projet (2009-2011) et avant la création des outils et le lancement des campagnes de communication, le Consortium s’est attelé, via plusieurs initiatives, à comprendre ce qui avait été fait jusque-là pour promouvoir la santé sur le lieu de travail et à identifier les besoins des deux groupes cibles, à savoir les employés et les restaurants.
Dans un premier temps, un inventaire détaillé des programmes d’interventions nutritionnelles en place a été dressé. Cet examen des programmes existants a été réalisé en vue de comprendre les initiatives déjà menées dans les divers pays pour promouvoir une alimentation saine sur le lieu de travail. L’examen portait principalement sur les initiatives favorisant une alimentation équilibrée dans les restaurants et sur celles ciblant les employés en milieu de travail.
Septante programmes correspondaient aux critères d’examen dans les 6 pays et ont été intégrés à l’étude.

Les 6 programmes et interventions identifiés en Belgique pour les employés sont décrits ci-dessous. Ils ont été inclus dans l’inventaire FOOD lors de la phase de projet (2009-2011).

Ce programme a été lancé en 2004. Son objectif était d’améliorer la santé des employés d’AXA sur le lieu de travail. Le programme suivait la directive HACCP (Hazard Analysis Critical Control Points / Analyse des risques – points critiques pour leur maîtrise). Les employés pouvaient bénéficier de conseils nutritionnel en accédant au programme via l’intranet de la société.

Lancé en 2008, le but de ce programme était d’aider les entreprises à sensibiliser à la santé cardiovasculaire et au bien-être sur le lieu de travail. Les entreprises qui payaient pour participer au programme pouvaient choisir parmi un ensemble de services proposés, notamment la mise à disposition de documents imprimés, des conférences, des ateliers, des activités de promotion du travail en équipe, etc.

Le programme Nutri-Challenge a été lancé en 2007 par une diététicienne et une journaliste. Destiné aux employés, son objectif était de promouvoir une alimentation saine en vue d’améliorer la performance sur le lieu de travail, via une formation et des outils de communication pour les employés.

Ce programme a été mis en place en 2003 par l’organisation à but non lucratif VIGEZ (Vlaams Instituut voor Gezondheidspromotie vzw - l’Institut flamand pour la promotion de la santé), en Flandres et à Bruxelles. Destiné aux employeurs et aux employés, son but était d’améliorer la santé des employés en encourageant les changements de comportement. Les entreprises devaient payer pour participer et le programme était ouvert à diverses entreprises du Nord de la Belgique. Le programme proposait toute une série d’interventions et une évaluation était effectuée tous les trois ans.

Ce programme a été lancé par la compagnie d’assurances Partenamut en 2008 pour les restaurants et son réseau de 460 000 membres. Entièrement gratuit, il visait à promouvoir une alimentation saine en encourageant les restaurants à créer des menus sains, sous la supervision de diététiciens et de médecins. Les participants gagnaient des points « santé » pour leurs menus spéciaux créés et supervisés par un diététicien, qu’ils pouvaient ensuite échanger contre une offre de repas « deux pour le prix d’un ».

Ce programme a été créé en 2001 par Emmanuel Verstraeten à Bruxelles et a été appliqué à New York en 2008. Les restaurants proposent un menu conforme à la charte SPE (une charte nutritionnelle appelée Sanitas Per Escam), qui signifie « la santé par la nourriture », mise au point par des chefs et des nutritionnistes), pour une expérience unique combinant saisonnalité, production locale et techniques culinaires spécifiques

Résumé

Les préoccupations croissantes des entreprises quant à l’incidence de la santé de leurs employés sur les coûts indirects dus à la perte de main d’œuvre les ont incitées à participer aux différents programmes proposés. Dans le cas de la Belgique, tous les programmes, sauf un, ont été initiés par des sociétés privées et seuls deux des programmes examinés étaient gratuits. Fort heureusement, les interventions ont reçu l’appui de scientifiques, mais seulement la moitié d’entre eux offraient un niveau élevé de communication à leurs utilisateurs. Seuls trois de ces programmes étaient proposés à l’ensemble du pays.

L’examen des programmes existants inclus dans l’inventaire a permis aux partenaires de tirer plusieurs conclusions communes :

  • De manière générale, évaluation insuffisante des programmes
  • Manque de promotion des projets
  • Public cible en grande partie passif
  • Faible présence de professionnels
  • Création d’outils inutilisables du fait de la mauvaise évaluation du public cible
  • Manque de visibilité et de clarté des outils créés

Enquêtes quantitatives et qualitatives

Premiers questionnaires pour les employés et les restaurants (2009)

Après l’examen des programmes existants et sur la base des principales observations, une enquête consistant en deux exemplaires, l’un destiné aux restaurants et l’autre aux employés, a été organisée. Cette enquête, conçue par le CIRIHA et l’Institut Paul Bocuse, a été réalisée dans chacun des pays participants via le réseau Edenred, puis analysée par le Centre de recherche de l’Institut Paul Bocuse, en France.
Au moins 52 000 employés et 5000 restaurant ont été ciblés par le questionnaire dans les six pays participants. Au total, 4529 employés et 399 restaurants ont répondu aux questionnaires, soit un taux supérieur aux 5 % prévus.

Employés

Le premier questionnaire a été complété par 555 employés belges, dont deux tiers étaient des femmes.
La plupart des employés familiers avec un programme promouvant une alimentation équilibrée (59,5 %) ont indiqué avoir été informés via une campagne de l’industrie alimentaire. 80 % des personnes n’ayant jamais entendu parler d’un tel programme auraient aimé recevoir plus d’informations sur le sujet.
Pour les employés belges, « alimentation équilibrée » pouvait aussi bien signifier « alimentation variée en quantité modérée dans un environnement agréable » que « manger de la bonne nourriture tout en préservant votre santé ». Le plaisir, l’environnement et la diversité sont donc positivement associés à une alimentation équilibrée. Toujours en Belgique, la plupart des participants des six pays reliaient alimentation équilibrée avec teneur réduite ou faible en matière grasse, en sel et en sucre. Une alimentation équilibrée peut donc aussi être associée à un régime, un résultat qui risque de véhiculer une image négative de ce type d’alimentation.
Environ 40 % des employés ont indiqué être en surpoids ou obèses, comme illustré dans le graphique suivant. Le nombre de participants ayant indiqué être obèses était inférieur à celui des statistiques nationales.

Graphique 1 : Répartition des employés en fonction du poids indiqué

Des six pays, la Belgique est celui qui compte le plus petit nombre (12,2 %) d’employés ayant indiqué prendre leur repas de midi au restaurant. Près de 90 % des employés préfèrent manger chez eux ou apporter leur propre repas au bureau. La majorité (70,5 %) prennent leur repas au bureau, dans une pièce commune, et 17,3 % mangent chez eux.
Ceux qui mangent à l’extérieur préfèrent manger dans une boulangerie, une sandwicherie ou un fast food. Aucun employé n’a indiqué manger dans un restaurant !
Les principales raisons données sont la préférence pour des repas faits maison (53,9 %) et le manque de temps pour sortir (31,4 %).

Graphique 2 : Répartition des lieux fréquentés par les employés belges pour le repas de midi

La proximité avec le lieu de travail était déterminant dans le choix du lieu de repas des employés belges. Ensuite venaient le prix et la rapidité du service. Le choix du repas dépendait de ce qu’ils voulaient au moment considéré.

Restaurants

Cinquante-et-un restaurants ont répondu au questionnaire. La plupart étaient des restaurants qui proposaient un menu spécial lunch et le plus souvent un plat du jour.

Graphique 3 : Classification des restaurants participants

Environ la moitié des restaurateurs ont indiqué connaître un programme en faveur d’une alimentation équilibrée (49 %), la plupart ayant été informés par la télévision. Un peu plus de la moitié de ces participants ont déclaré savoir qui était le promoteur du programme.
38,5 % des participants familiers avec un programme ont appliqué ses recommandations au restaurant : ils ont notamment augmenté la quantité de légumes proposés et ajouté au menu des plats à faible teneur en matière grasse, en sel et en sucre. Trois-quarts des restaurants n’ayant pas appliqué les recommandations ont expliqué ne pas l’avoir fait en raison d’une demande insuffisante de leur clientèle. Le manque de temps était la raison invoquée par le dernier quart.
Plus de 80 % des restaurateurs ont indiqué s’y connaître un peu en matière d’équilibre alimentaire, comme illustré dans le graphique suivant. Cette moyenne est plus ou moins la même dans les autres pays, à part l’Espagne. 5,9 % des participants (deuxième pourcentage le plus élevé après la République tchèque) ont déclaré ne pas s’intéresser du tout à l’équilibre alimentaire.

Graphique 4 : Connaissance des restaurateurs en matière d’équilibre alimentaire

La plupart des participants des six pays ont déclaré en Belgique utiliser des produits locaux dans leur restaurant (91,8 %), le principal avantage pour le restaurant étant le prix et la qualité de la nourriture.
Près de 65 % des restaurateurs (pourcentage élevé, même s’il est le plus bas des six pays) ne voyaient aucun obstacle à promouvoir une alimentation équilibrée dans leur restaurant. Les principaux problèmes signalés étaient le manque de temps et l’insuffisance de la demande de la part des clients.

Les résultats recueillis en Belgique indiquent que les employés interrogés préféraient manger leurs plats faits maison à midi. Le peu d’employés qui sortent pour aller manger choisissent généralement des établissements qui proposent un service rapide. Le manque de temps mentionné par un tiers des participants pourrait être l’une des raisons à l’origine de ce phénomène.
Un très grand pourcentage de restaurateurs belges ont indiqué utiliser des produits locaux dans leur cuisine. Il convient d’encourager un plus grand nombre d’entre eux à promouvoir d’autres aspects de l’alimentation équilibrée dans leur restaurant. Pour les restaurants, proposer une alimentation équilibrer n’est important que si cela répond à une demande de leurs clients.
Ces résultats indiquent qu’il est nécessaire que les partenaires belges incitent les employés à fréquenter des restaurants locaux et à exiger une alimentation saine et équilibrée pour encourager les restaurants à modifier leur offre alimentaire.

Enquête qualitative auprès des restaurateurs

Parallèlement à l’enquête quantitative, une étude qualitative a été menée en 2009 auprès de restaurateurs de douze pays (Allemagne, Belgique, Brésil, Espagne, France, Grèce, Inde, Italie, Maroc, Pologne, République tchèque, Royaume-Uni) et cinq restaurants ont été choisis dans chaque pays.
L’objectif de l’enquête était de comprendre comment et pourquoi les chefs cuisinaient de leur façon et ce qui pourrait susciter un changement d’attitude. L’étape suivante était d’essayer de convaincre les restaurants qu’une cuisine saine présente de nombreux avantages, sans occasionner de frais supplémentaires.

Plusieurs restaurateurs ont été interrogés en Belgique, tous ayant une approche différente de l’approvisionnement et de la cuisine.

Les restaurants qui proposaient des aliments de qualité étaient aussi ceux qui utilisaient des modes de cuisson plus sains et des ingrédients de meilleure qualité. À part un restaurant, tous ont montré de l’intérêt pour une alimentation saine, mais certains ont indiqué que le prix de ces aliments les décourageait de changer leurs habitudes d’approvisionnement. La majorité des restaurateurs ont remarqué que de plus en plus de clients étaient en demande de repas sains et, pour ces restaurateurs uniquement, cette hausse de la demande pourrait les inciter à modifier leur façon de cuisiner, ce qui se reflète également dans les résultats du questionnaire quantitatif. Jusqu’à présent, aucun restaurant n’a encore modifié son offre alimentaire à la suite d’une telle demande.

Certains restaurateurs étaient intéressés par une formation et, selon eux, une éducation à la santé est nécessaire dès le plus jeune âge.

Étape 2 : Recommandations

Après avoir rassemblé les résultats de la première enquête de 2009 et l’inventaire, des experts ont établi une série de recommandations à l’intention des restaurants et des employés.
L’objectif de ces recommandations était de proposer aux groupes cibles des conseils pratiques et concrets pour les aider à adopter des habitudes alimentaires plus saines.
Malgré l’intention de certains partenaires d’émettre uniquement des recommandations européennes communes, chaque pays a décidé d’adapter les recommandations à ses habitudes culturelles locales. Après consultation au niveau national, les partenaires se sont mis d’accord sur six recommandations communes pour les employés et une pour les restaurants.

Lors de la phase de projet, les partenaires se sont basés sur les lignes directrices du PNNS (Plan National Nutrition et Santé) pour la Belgique et sur les informations relatives aux habitudes alimentaires de la population belge (recueillies dans le cadre d’une enquête menée en 2004) pour formuler leurs recommandations. Des recommandations nutritionnelles ont été établies pour essayer de corriger les mauvaises habitudes alimentaires. Le but de ces recommandations était de donner des indications simples, concrètes et faciles à comprendre et à appliquer, couvrant la plupart des domaines de l’alimentation saine.

Les recommandations adressées aux deux groupes et compilées par les partenaires belges visaient à cibler les mauvaises habitudes alimentaires et à encourager une alimentation plus saine et équilibrée. Il a été entrepris de réduire l’utilisation des graisses animales dans les modes de préparation et les aliments proposés et de privilégier les graisses végétales, les viandes plus maigres, le poisson et les céréales riches en protéines. Les employés ont été invités à changer certaines de leurs mauvaises habitudes propres à leur culture locale et à pratiquer davantage d’activités physiques.

Les recommandations aux employés ont légèrement changé en 2014.

  • Je mange au moins 5 portions de fruits et de légumes par jour :
    • Si possible, choisir des produits de saison et de culture locale
    • Une portion = +- 80g = +- une poignée
  • Je mange des féculents à chaque repas :
    • Varier les fibres : riz entier, pâtes, boulgour, quinoa, maïs et semoule de blé. -** Préférer des méthodes de cuisson saines.
  • Je goûte les aliments avant d’ajouter du sel :
    • Ne pas saler l’eau de cuisson
    • Assaisonner les aliments avec d’autres condiments, tels que des herbes ou des épices
  • Certains jours, je peux me passer de viande :
    • Remplacer la viande par d’autres protéines, telles que : Quorn, tofu, poisson, œufs, etc. Choisir des viandes blanches et maigres
  • Je mange du poisson une ou deux fois par semaine :
    • Manger du poisson gras, tel que : saumon, sardines, anchois, maquereau, etc. préparés de manière saine.
  • Je bois 1,5 litre d’eau par jour, soit environ 8 à 10 verres d’eau :
    • Limiter la consommation de thé et de café à une à deux tasses par jour, de préférence sans sucre
    • Limiter la consommation d’alcool et de boissons gazeuses
  • Je réduis l’utilisation de matière grasse et je privilégie les huiles végétales :
    • Préférer des huiles végétales telles que l’huile d’olive ou l’huile d’arachide pour la cuisson et l’huile de colza, de tournesol, de noisette, de sésame et de soja pour les préparations froides
    • Éviter les sauces à base de beurre ou de crème et préférer le lait, la crème légère et le yaourt
  • Je mange deux produits laitiers par jour, de préférence à faible teneur en graisse :
    • Choisir des desserts à base de lait, de fromage blanc et de yaourt. Les autres fromages sont à manger avec modération. Remplacer les produits laitiers par des produits à base de soja, riches en protéines.
  • Je peux me faire plaisir à certaines occasions :
    • L’alcool (comme le vin et la bière), les boissons gazeuses, les biscuits, les gâteaux et les bonbons sont à consommer avec modération.
  • Je privilégie les modes de cuisson tels que la cuisson à la vapeur ou sur le grill ou dans une poêle antiadhésive :
    • Éviter autant que possible les aliments frits et autres aliments gras

Et... Je fais de l’exercice chaque jour pendant au moins 30 minutes !

 

Recommandations aux employés (2014)

  • Je goûte avant de saler.
  • Je réduis ma consommation de matières grasses et préfère celles d’origine végétale.
  • Je mange au moins 5 portions de fruits et légumes par jour.
  • Je cuisine de préférence au four, à la vapeur ou à la poêle anti-adhésive.
  • Je bois 1,5 litre d’eau par jour.
  • Je mange des féculents à chaque repas.
  • Je peux me passer de viande certains jours.
  • Je mange du poisson une à deux fois par semaine.
  • Je mange 2 produits laitiers par jour, maigres c’est encore mieux.
  • Je bouge au moins 30 minutes par jour.

Recommandations aux restaurants (2009)

Les partenaires belges souhaitaient ne pas se montrer trop restrictifs afin de ne pas aliéner les restaurants. Leur but était plus de collaborer avec les restaurants que de créer des règles. C’est pourquoi ils ont décidé que les recommandations devaient être courtes, faciles et pratiques à mettre en œuvre et à vérifier.
Neuf recommandations ont été formulées en complément aux recommandations aux employés et ajoutées à la recommandation européenne commune.

  • Je propose des plats grillés, cuits vapeur ou au four.
  • Je propose des légumes en accompagnement et des fruits en dessert.
  • Je propose du pain gris ou complet à table.
  • Je ne mets pas de sel à table.
  • Je propose des plats à base de volaille ou de viande blanche.
  • Je propose du poisson au menu.
  • J’offre de l’eau du robinet sur demande.
  • Je remplace le beurre par de l’huile d’olive avec le pain.
  • Je propose un dessert à base de produits laitiers.
  • Je remplace les biscuits apéritifs par des olives, des crudités ou des fruits secs.

Critères à respecter pour faire partie du réseau de restaurants FOOD

Après la formulation des recommandations FOOD pour les restaurants, un réseau de restaurants répondant à un certain nombre de critères à pu être créé.
En Belgique, les restaurants doivent respecter les critères ci-dessous pour faire partie du réseau FOOD (depuis 2014) :

Critères obligatoires :

  • Des légumes sont proposés dans la plupart des plats et/ou doivent être proposés en accompagnement
  • Une alternative aux glucides gras est proposée (riz, pommes de terre ou pâtes au lieu des frites et des croquettes)

Au moins 2 des 3 critères suivants :

  • Un repas végétarien est proposé au menu
  • Les plats sont proposés en portions de tailles différentes
  • Des fruits et des produits laitiers sont proposés en dessert

Pour consulter la carte du réseau de restaurants FOOD, cliquer ici

Étape 3 : Stratégie de communication

Le roadshow (2009)

La campagne de communication a officiellement débuté en octobre 2009 par une tournée de présentation dans les six pays participants. Un bus à deux étages personnalisé aux couleurs FOOD a circulé dans la ville principale de chacun des six pays lors de la phase de projet. Il est parti de Paris, puis est passé par Bruxelles, Stockholm, Prague, Milan et enfin Madrid. Ces arrêts d’une journée ont permis aux partenaires de présenter les premiers outils créés et d’expliquer les objectifs et actions du projet.

Le bus FOOD s’est arrêté à Bruxelles pendant deux jours, les 7 et 8 octobre 2009.
Au cœur du quartier européen, sur une place populaire, les employés et restaurateurs ont été invités à :

  • emporter les guides nationaux contenant les 10 recommandations
  • goûter des plats sains après une démonstration culinaire
  • participer à une séance de questions/réponses avec des nutritionnistes
  • essayer une veste de 10 kg pour démontrer l’impact d’un poids excessif

Plusieurs groupes ont participé à des séminaires FOOD proposés par Nutri-Challenge.

Outils de communication

Tout au long de la phase de projet et de programme, plusieurs outils de communication destinés aux deux groupes cibles ont été créés :

Voir les Outils de communication pour les employés

Voir les Outils de communication pour les restaurants

Étape 4 : Évaluation

Deuxièmes questionnaires pour les employés et les restaurants (2010)

Une seconde enquête a été réalisée en 2010 pour tenter d’évaluer la première étape du projet et la performance des outils. À ce stade, le projet avait atteint plusieurs de ses objectifs. Des recommandations nutritionnelles avaient été formulées dans chaque pays à la fois pour les restaurants et les employés et des outils de communication avaient été créés dans chaque pays, pour l’ensemble du projet. Plus de 100 initiatives de communications avaient été mises en place dans les 28 mois de la durée du projet. Le site Web s’est avéré particulièrement populaire puisque plus de 66 600 visites ont été recensées entre février 2009 et mai 2011.
Au terme des 28 mois, on estimait à environ quatre millions le nombre d’employés atteints par les messages du projet, pour 195 000 restaurants.

Les évaluateurs ont relevé plusieurs difficultés rencontrées au niveau des questionnaires d’enquête, notamment la longueur des questionnaires due à la nécessité d’évaluer plusieurs types d’interventions nationales, cette longueur pouvant entraîner une diminution du nombre de réponses.
Les résultats et impacts au niveau européen ont été analysés par le Centre de recherche de l’Institut Paul Bocuse.
Au moins 52 000 employés ont reçu le questionnaire. Il est difficile de dire dans quelle mesure le projet a contribué au choix d’une alimentation équilibrée par les employés puisque l’objectif général était de les sensibiliser et de leur apporter les informations nécessaires pour les motiver à faire des choix plus sains. Néanmoins, un fait marquant de l’enquête de 2010 est que 59 % des employés étaient favorables à une alimentation saine à midi. Ce groupe cible reste donc important.

Quant aux restaurants, ce ne sont pas moins de 5000 établissements qui ont été atteints via les questionnaires. Quelques mois plus tard, plus de 1 760 restaurants avaient suivi les recommandations nationales et rejoint le réseau de restaurants FOOD, et ce malgré que les interventions auprès du personnel des restaurants aient eu lieu assez tard dans le projet. Ce court délai pourrait également expliquer le manque de connaissances de la part des restaurants lors de la seconde enquête (seulement 10 % des participants connaissaient les objectifs du projet), même si les résultats indiquaient que 51 % d’entre eux percevaient l’intérêt de servir des repas sains.

Par conséquent, pour que davantage de clients demandent ce type d’aliments/de repas et que davantage de restaurants en proposent, un soutien continu de programmes tels que FOOD est nécessaire.
En plus des nombreux outils et actions conçus et mis en œuvre et de la création du réseau de restaurants FOOD, le projet a également permis d’instaurer un partenariat fructueux entre les secteurs public et privé.

Résultats des questionnaires aux employés

De toutes les personnes ayant répondu au questionnaire, plus d’un quart étaient des Belges (1615 participants, soit près de quatre fois le taux de réponse au questionnaire du cycle précédent en 2009), ce qui représente le taux de réponse le plus élevé parmi les six pays (Belgique, Espagne, France, Italie, République tchèque et Suède).
Moins de la moitié des employés interrogés (le plus petit pourcentage de tous les pays) déclaraient peser un poids normal. 37 % des personnes interrogées (la plus forte proportion des six pays) se considéraient en surpoids.
Les résultats du deuxième questionnaire ont été opposés aux résultats du premier questionnaire, mettant en évidence l’importance du contexte culturel spécifique à chaque pays.
Pour la majorité des employés en Belgique, comme dans tous les autres pays, « alimentation équilibrée » signifiait « une alimentation variée en quantité modérée dans un environnement agréable ». Quelques participants préféraient la notion de « manger une nourriture agréable tout en préservant sa santé ». Il s’agissait d’un léger changement par rapport aux résultats de 2009, où les deux définitions avaient été choisies presque également.
38 % des employés (contre 59,5 % en 2009) indiquaient connaître un programme de promotion d’une alimentation saine et équilibrée. 45 % des personnes n’ayant jamais entendu parler d’un tel programme auraient aimé recevoir plus d’informations sur le sujet.

Graphique 5 : volonté des employés à changer leurs habitudes alimentaires

Au cours des 12 derniers mois, 57 % des employés avaient modifié ou envisagé de modifier leur façon de manger. Sur les 43 % de personnes ayant répondu ne pas avoir modifié leur façon de manger, 14 % ont affirmé qu’ils suivaient déjà les recommandations en faveur d’une alimentation saine.
Dans l’ensemble, moins de personnes déclaraient prendre une pause à midi. 72 % des employés déclaraient prendre une pause repas tous les jours, comparativement à 77,6 % en 2009. De même, 6 % des personnes interrogées affirmaient ne jamais prendre de pause contre seulement 1,8 % en 2009. La plupart des employés qui faisaient une pause à midi mangeaient toujours à la maison ou apportaient leur propre nourriture.
L’une des raisons invoquées par les participants pour expliquer pourquoi ils mangeaient à la maison ou mangeaient des aliments faits maison était le coût des repas au restaurant. Une autre raison donnée par 42 % des participants, pour seulement 31 % dans le questionnaire précédent, était le manque de temps pour sortir. La troisième raison la plus importante était que les aliments au restaurant étaient riches en calories.
Tout comme les participants italiens, les employés belges qui mangeaient dans un restaurant à midi choisissaient l’endroit où manger en fonction de la rapidité du service, puis du prix des plats.
Venaient ensuite la variété des repas proposés et la qualité nutritionnelle des aliments. Le choix des repas au restaurant dépendait toujours de l’envie des personnes sur le moment-même. Toutefois, les personnes à avoir opté pour ce critère étaient un peu moins nombreuses qu’en 2009, tandis que le critère « ce qui est bon pour moi » était choisi par 29,2 % des participants par rapport à 25,5 % en 2009. Le prix était néanmoins nettement plus important pour les participants en 2010.

Résultats des questionnaires aux restaurateurs

51 restaurants ont répondu au deuxième questionnaire, soit le même nombre qu’en 2009. Près de trois quarts des personnes interrogées étaient des hommes (dans les six pays). 60,8 % des restaurants ayant complété le questionnaire proposaient un menu spécial le midi.
Les restaurateurs souhaitaient approfondir leurs connaissances en matière de cuisine saine. Par contre, ils n’étaient pas désireux d’éduquer leurs clients et les employés n’étaient pas davantage intéressés à recevoir des informations nutritionnelles au restaurant.
Les restaurateurs affirmaient avoir remarqué un intérêt croissant pour les aliments sains de la part de leurs clients. Toutefois, ce phénomène n’était pas suffisamment important pour les convaincre d’apporter des changements aux aliments proposés.

Pour les restaurants qui souhaitaient modifier leurs modes de préparation, le budget restait le principal obstacle. 15 % des restaurateurs étaient convaincus qu’ils proposaient déjà une alimentation saine. 15 % avaient introduit des changements au cours de l’année précédente et 35 % de plus envisageaient de modifier leur offre alimentaire. Ces résultats pourraient indiquer que les initiatives ciblant les restaurants ont contribué à modifier l’attitude des restaurateurs envers l’alimentation saine.

Il ressort des résultats du deuxième questionnaire que les employés belges sont de plus en plus pressés par le temps au moment du repas, au détriment de leurs sorties au restaurant. Un peu moins d’employés prennent une pause de midi et la majorité apporte encore ses propres repas au bureau. Toutefois, ils prennent en considération la valeur nutritive de leurs repas et modifient leurs habitudes alimentaires. C’est aussi un facteur dont ils tiennent compte lorsqu’ils choisissent un restaurant.
Les restaurateurs ont remarqué que de plus de plus de gens montraient de l’intérêt pour une alimentation saine et souhaitaient approfondir leurs connaissances en la matière, ce qui est plutôt une bonne chose.
Il est à espérer que cette augmentation de la demande d’aliments sains de la part des employés continuera à croître au point d’encourager tous les restaurants belges à mettre en œuvre les recommandations et à améliorer leur offre alimentaire.

Des questionnaires inspirés des enquêtes de 2009-2010, appelés les baromètres FOOD, sont envoyés chaque année depuis 2012, afin de contrôler l’évolution des habitudes et des opinions des deux groupes cibles (les employés et les restaurants) en matière d’équilibre alimentaire.

Cliquer ici pour consulter les résultats pour la Belgique

Étape 5 : Adaptation et diffusion

Les données recueillies au cours de l’évaluation permettent aux partenaires d’adapter leur stratégie de communication aux besoins et aux attentes des employés et des restaurants. Le programme, les messages et les outils de communication sont ainsi constamment améliorés.